Le Gouvernement de la RPP vient d’adopter une Stratégie de gestion intégrée de l’Information géospatiale au Burkina (2026-2030)

Le 5 mai 2026, le Gouvernement de la Révolution progressiste populaire (RPP), par la signature de l’arrêté conjoint n° 2026 – 013 MCP/MEF de la main de :

  • Monsieur Mikaïlou SIDIBE, ministre de la Construction de la Patrie, et
  • Monsieur Aboubakar NACANABO, Ministre de l’Économie et des Finances,

vient de doter notre pays d’un instrument inédit, à savoir une Stratégie de gestion intégrée de l’information géospatiale.

Ce référentiel relatif à un domaine longtemps méconnu du grand public, vient mettre en exergue la place de l’information géospatiale dans l’écosystème des outils de développement durable et de souveraineté de notre pays.

Rappelons que des disciplines et des techniques telles que la géographie physique, la cartographie, les prises de vues aériennes, les images satellites ou drones, la télédétection, le positionnement par satellite – GPS, la topographie, les systèmes d’information géographique, la géolocalisation, etc. qui sont plus ou moins familiers au citoyen lambda, entrent dans le cadre global de l’information géospatiale.

Ainsi, en termes simples, tout renseignement, écrit ou verbal, qui permet à l’homme de se repérer par rapport à des points de référence dans la nature ou dans l’espace, et tout support imprimé ou électronique véhiculant de tels renseignements, relèvent du domaine de l’information géospatiale.

Une des conséquences de cela, c’est que tous les secteurs de développement économique, social, culturel, environnemental, toutes les politiques sectorielles de notre pays ont besoin de cette information géospatiale, car comme on le dit, tout ce qui se produit dans la vie de l’homme, se produit quelque part. C’est pourquoi la recherche d’une répartition équitable des retombées de la croissance économique, pour ne prendre que cet exemple, passe nécessairement par l’information géospatiale qui va indiquer où sont localisées les populations, les sources dont elles tirent leur subsistance, et leurs degrés de vulnérabilité aux aléas en tout genre.

Mais la production de cette source d’information propice à des prises de décisions éclairées et équitables, si elle n’est pas encadrée, réglementée, coordonnée, contrôlée, peut conduire, au pire à un chaos, au minimum à des pertes énormes et à du gaspillage en ressources, en énergie et en temps à l’échelle macro-économique.

C’est pourquoi l’adoption de cette Stratégie de gestion intégrée de l’information géospatiale pour notre pays, la toute première consacrée à ce domaine de souveraineté, est à saluer par tous les acteurs de développement et  les masses populaires – utilisatrices conscientes ou non – de l’information géospatiale.

Ce référentiel qui vient d’être officiellement adopté est le fruit d’un long processus participatif et inclusif ayant mobilisé depuis 2019/2020 tous les acteurs de l’État et ses démembrements, du privé, de la société civile et de la recherche scientifique.

Sa mise en œuvre qui doit s’étaler sur une période de cinq (5) ans, soit de 2026 à 2030 inclus, va fédérer les efforts des institutions productrices d’information géospatiale, dans un élan de synergie d’actions. Les résultats de ces efforts viendront en appui à la réalisation des objectifs du Plan national de développement (PND 2026-2030 Relance) dont un des programmes, notamment le Programme 4.5, couvre le domaine de l’information géospatiale.

L’objectif global de la Stratégie, véritable instrument d’affirmation et de renforcement de notre souveraineté, est « d’assurer une gestion intégrée de l’Information Géospatiale pour une mise à disposition généralisée de produits et services innovants, répondant aux besoins de tous les secteurs de développement du pays. ». Elle comporte trois axes stratégiques

(1)    Renforcement de la gouvernance de l’information géospatiale ;

(2)   Promotion de la qualité des données et de l’utilisation généralisée de l’Information géospatiale ;

(3)   Innovation, développement du capital humain et sécurisation du territoire.

Son impact attendu est une utilisation généralisée de l’Information géospatiale dans les prises de décision en matière de développement économique, social, culturel, environnemental, sécuritaire, et d’initiatives transfrontalières en liaison avec les pays de la Confédération de l’AES, et au-delà, avec les autres pays voisins. Pour y arriver, il est prévu des réformes, notamment  dans le dispositif de gouvernance du domaine de souveraineté qu’est celui de l’information géospatiale.

Une présentation synoptique de ladite stratégie, dont le coût est estimé à un peu plus de 106 milliards de francs CFA, figure ci-dessous.

NB : Pour plus de détail, veuillez consulter les espaces virtuels ci-après de l’IGB

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